Le flow : Retour sur mes 5 mois d’expérience optimale

En discutant récemment avec plusieurs personnes à propos de cette année particulière car transitoire entre mon ancienne et ma future « vraie » nouvelle vie qui débutera en juillet prochain, j’ai pris conscience que quelque chose revient régulièrement dans mes propos. J’évoque souvent l’état de flow -aussi appelé expérience optimale– quasi-permanent dans lequel je suis. Hmm … c’est-à-dire ?! Ok ok, je m’explique.

Déjà quasiment 5 mois de formation sur les 11 au total … Débutée le 5 août dernier en plein été, nous sommes déjà à moins d’une semaine de noël ! Complètement fou. Bon, les 6 prochains mois ne seront clairement pas les plus simples #examsexamsexams, mais quand je regarde le chemin parcouru depuis ma crise existentielle du CDI dont je parle ici, le moins que l’on puisse dire c’est que je m’apprête à parcourir les derniers kilomètres d’un véritable marathon ! (Anna, si tu passes par là … ! 🙂 ). 

En discutant récemment avec plusieurs personnes à propos de cette année particulière car transitoire entre mon ancienne et ma future « vraie » nouvelle vie qui débutera en juillet prochain, j’ai pris conscience que quelque chose revient régulièrement dans mes propos. J’évoque souvent l’état de flow -aussi appelé expérience optimale– quasi-permanent dans lequel je suis. Hmm … c’est-à-dire ?! Ok ok, je m’explique.

Mon expérience du flow

En août et septembre, je redécouvrais cet état particulier auquel j’avais goûté lors de mes courses officielles en course à pied, et professionnellement dans quelques situations particulières comme les réunions du réseau handicap que j’animais notamment (si des handiréférents passent par là … :)) : J’avais l’impression qu’où que je sois et quelle que soit l’activité pratiquée (être en cours théorique, me farcir 4h de step, bosser en club, écrire mes articles, bosser sur 50 Nuances de sport …), j’étais immergée dans l’instant présent. Plus rien n’existait autour, totalement engagée dans ce que je faisais à l’instant t. Mon attention était focalisée. Et cet état me procurait un bonheur intense. 

Je parle au passé, car je pensais à l’époque que cela s’expliquait par le fait que tout cela soit nouveau pour moi, et qu’après mon adaptation à cette nouvelle vie je serais revenue à l’état que je connaissais auparavant : faire quelque chose et avoir l’esprit ailleurs. Etre là, sans être là : penser à ma soirée, mon week-end, ma liste de courses … J’avais peur de cela principalement pour la partie formation de cette année, en pensant que la fatigue et la « routine » pouvaient me faire quitter cet état, pourtant très utile pour apprendre plus vite (tout ce que j’apprends sur le moment est clairement du temps gagné !!). 

Or, cet état ne m’a pas quitté. 

Je suis à chaque fois accaparée par mon activité. Si l’on est vendredi et que je retrouve un ami le soir par exemple, et bien malgré la joie que me procure cette idée lorsque je me lève, je n’ai pas besoin de produire un effort pour me concentrer lorsque je suis à l’école, ni pour être focalisée sur les cours que je donne en salle le soir.

Alors bien sûr les quelques premières minutes de chaque activité il faut que « je me mette dedans » comme on dit. Mais une fois dedans, j’y suis pleinement. Mon mental est ancré dans l’instant. Et c’est pareil lorsque j’écris pour le blog, que je travaille sur mes podcasts, mais également lorsque je partage des moments avec mes proches. 

J’ai l’impression de ne plus courir après le temps.

D’attendre telle ou telle échéance. D’avoir besoin de me projeter dans le futur pour Vivre. Je vis chaque moment pour ce qu’il est. Bon, en ce moment avec la fatigue mes quelques jours de vacances me font de l’œil bien sûr, mais on s’entend. Rien à voir avec mon « ancienne » vie, où souvent, devant mon PC de bureau mon esprit se baladait (d’ailleurs souvent vers ma nouvelle vie … 😉 ). 

C’est difficile à expliquer, mais c’est comme si j’étais en-tiè-re-ment dans le moment; plei-ne-ment. J’insiste sur les mots car je les prends vraiment au pied de la lettre. 

Comment je l’explique ?

Je pense que c’est assez évident aujourd’hui : J‘aime ce que je fais. Ce que j’apprends m’intéresse et me nourrit vraiment. Mes projets me passionnent et c’est pour cela que je les ai lancés. Je mets enfin en pratique ce que j’aime à dire : La plus grande richesse, c’est le temps. Le temps qu’on passe, à faire ce que l’on aime. A VIVRE, vraiment. Sans attendre le soir, le week-end, les vacances … pour cela. 

Connaissant le concept du flow pour avoir un peu lu sur le sujet, je sais qu’il s’agit de cela.  Largement utilisé dans la psychologie sportive, et notamment dans le cadre de la préparation mentale, je pense m’y intéresser plus en détails à l’issue de ma formation (car oui, chaque chose en son temps !). En attendant, voici juste quelques éléments de compréhension :

La théorie de Csikzentmihalyi sur le flow

Ce concept a été créé dans les années 1970 par un monsieur au nom que je suis ravie d’écrire plutôt que de le dire : Csikzentmihalyi, qui s’est intéressé aux personnes heureuses dans leurs activités pour comprendre ce qui était à l’origine de leur état de plaisir. 

Il en a définit le principe du flow, aussi appelé expérience optimale : Cet état mental où nous sommes totalement immergés dans ce que nous faisons, sans que rien d’autre ne compte. Notre mental est focalisé.

Certains vont le vivre en faisant la cuisine, en faisant du tricot, en lisant, en réalisant une activité artistique, en s’immergeant dans un dossier passionnant …

Tous ces moments qui nous absorbent littéralement, et qui nous procurent du bien-être. 

Et voici en quelques points les facteurs à l’origine de cet état : 

  • L’existence d’un objectif clair
  • L’adéquation entre les compétences et la difficulté de l’activité réalisée : pas de place ni à l’ennui, ni au stress.
  • Un feedback immédiat et de qualité 
  • L’impression de contrôler/maîtriser l’action réalisée et l’environnement
  • La focalisation de l’attention sur l’activité en cours. Ce qui aujourd’hui s’avère rare tant les distractions sont importantes. 
  • Une altération de la perception du temps : les heures deviennent des minutes, les minutes des secondes … seul l’instant présent existe (pléonasme, et pourtant)
  • Perte de la conscience de soi : pas d’égo, on EST simplement. Parfois, on peut même en oublier les besoins de base, comme manger, ou bien aller aux toilettes 😮
  • Un sentiment de bien-être lié au fait que l’expérience du flow est qualifiée d' »autotélique », c’est à dire qu’elle génère du plaisir par elle-même (ex : faire du sport pour son plaisir et non pas pour les bienfaits physiques). – Un mot que j’ai découvert en écrivant cet article, et que je n’hésiterai pas à ressortir pour briller en soirée haha-. 

Ma première vraie rencontre avec le flow : La course à pied et les courses officielles

Comme je le disais plus haut, les premières fois où j’ai ressenti cela, sans connaitre le concept mais en prenant conscience qu’il se jouait quelque chose de magique, c’était lors de mes premières courses officielles.

En plein milieu du parcours je me surprenais à réaliser à quel point mon esprit était pleinement immergé dans le moment ici, et maintenant. Avec l’impression que j’étais exactement là où je devais être. Rien n’existait d’autre à part ce que j’étais et vivais à ce moment bien précis.

En relisant les dimensions du flow théorisées et explicitées plus haut, je réalise que tous les éléments étaient effectivement réunis : Mon objectif était clair, ni trop facile ni trop ambitieux, je m’étais préparée pour l’atteindre (maîtrise), et mon attention était focalisée sur ma tâche (courir, courir, courir).  Mon rapport au temps était totalement altéré (même si à la fin bien sûr on n’a qu’une envie, franchir la ligne d’arrivée), et le fait de me sentir dans l’instant présent me rendait profondément heureuse sur le moment. Une fois arrivée, le feedback est immédiat et de qualité lorsque l’on voit le chrono s’afficher.  

Maintenant que j’ai goûté à cela sur plus de 4 mois, ça vient enrichir mes « ancres » émotionnelles qui m’indiquent que je suis alignée.

Ces repères de sensations que je me crée petit à petit, qui m’indiquent si je suis dans le bon. Je ne dis pas qu’il faut être tout le temps dans cet état, le jour où je remplis mes impôts l’état de flow on en reparle 😉 … mais plus globalement c’est ce que je recherche dans ma vie aujourd’hui.

Pour l’anecdote, je crois que c’est l’article dont le rapport temps passé à l’écrire/longueur du texte a été le plus efficace :o. Un article sur le flow, écrit en état de flow 😉

Et vous, quand ressentez-vous cet état qui vous immerge dans le présent sans effort à faire ? 

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