Comment me lever 10 minutes plus tôt a contribué à changer ma vie

Démarrer la journée de bonheur, et de bonne humeur ~

Je n’ai jamais été de celles qui repoussent indéfiniment le réveil pour profiter de 5 minutes supplémentaires sous la couette.

Dès toute petite lorsque le réveil sonnait mes yeux s’ouvraient, je me redressais et la journée pouvait commencer. La seule période où je me suis laissée aller à cette pratique, lorsque j’allais travailler en voiture et que la période estivale ne m’obligeait pas à partir tôt pour éviter les bouchons, j’ai eu l’impression que c’était un véritable cercle vicieux : plus je repoussais le réveil, et plus je ronchonnais. Le fait d’associer le réveil à une corvée a toujours pour moi un signe assez négatif dès le début de la journée.

Pour autant je ne me levais pas particulièrement tôt.

Le réveil sonnait une seule fois, et j’avais ensuite exactement 40 minutes pour me préparer et manger. Pas question de rogner sur mon sommeil (ni sur mon petit-dej d’ailleurs), alors j’étais d’une efficacité redoutable.

En janvier 2017 lorsque j’ai fait ce que j’appelle ma crise existentielle du CDI, j’ai cherché à comprendre ce qui n’allait pas.

J’ai commencé à lire des livres. Le premier, Devenez ce que vous êtes, m’invitait à réaliser des exercices par écrit pour m’aider à y voir plus clair. Mes journées étant assez remplies, avec 2h de transport, des horaires de bureau et des soirées dédiées à mes entraînements de course à pied (je me préparais alors pour mon 1er semi-marathon) et à ma vie de couple, le seul moment dans la journée identifié comme propice à cette introspection, c’était le matin. Pas prête à rogner sur mon sommeil, j’ai commencé par avancer mon réveil de 10 minutes, trouvant ça raisonnable, d’autant que ça ne me faisait pas changer le premier chiffre du réveil.

Car au-delà de notre rythme propre il y a aussi une question d’habitude : si notre cerveau est habitué à voir affiché 7h10 sur le réveil, faites-lui débuter sa journée à 7h05 et il ne ronchonnera pas/pas trop. Faites le passer de 7h05 à 6h59 et il vous insultera par principe. D’où l’importance d’y aller doucement, étape par étape

Bref, je me suis donc levée 10 minutes plus tôt pour lire ce livre et faire ces exercices.

Ce moment m’appartenait, et plus important encore, il n’était pas soumis à des aléas comme un appel téléphonique, une réunion qui finit plus tard, un problème de train … Je n’avais pas d’excuse pour me dérober à ce rendez-vous fixé avec moi-même. Et 10min par 10min, chaque matin qui passait me donnait le sentiment d’avancer (ou plutôt de me perdre de plus en plus à vrai dire, mais en réalité j’avançais). Parce que je les dédiais à mon introspection, à ma quête de reconnexion, ces 10 minutes supplémentaires que je m’accordais ont contribué à changer ma vie.

Par ailleurs, ça faisait quelques mois que j’avais débuté la méditation.

J’essayais de pratiquer le soir avant de dormir, mais j’avais du mal à m’y tenir. Soit je ne prenais pas le temps, ou bien je m’endormais dès les premières minutes … J’entendais dire que le meilleur moment pour méditer c’était le matin. Ma nouvelle habitude enclenchée, j’ai donc ajouté cette pratique à ma routine naissante en avançant le réveil 10 minutes plus tôt. Les contours de ma routine matinale commençaient à se dessiner.  

Enfin, j’ai lu le fameux « Miracle Morning » d’Hal Elrod.

Ce best-seller du développement personnel vous explique que la clé du bonheur mais surtout de la réussite réside dans le fait de se lever à 5h du matin et de pratiquer un rituel précis : silence (méditation) – affirmations – visualisation – sport – écriture – lecture. 

Comme tout livre que je lis dans ce domaine, je prends beaucoup de recul à la première lecture. Ce fut d’autant plus le cas que j’ai été assez surprise de l’approche que je trouvais très « business » de l’auteur, tournée vers le succès, la réussite, alors que mon unique quête à l’époque était de reprendre le contrôle de ma vie pour aller mieux. Donc comme tout livre que je lis, je l’ai lu, je l’ai refermé une fois fini et j’ai laissé décanter pour voir ce qu’il m’en restait. Au final, j’ai jeté l’approche business et gardé les outils, que j’ai adaptés à mon quotidien.

J’ai intégré 15 minutes de yoga (en pratiquant notamment cette vidéo que je trouve top) pour me réveiller en douceur. J’ai découvert les affirmations et leur pouvoir; elles ne m’ont plus quittée depuis. J’ai testé la visualisation de temps à autre, sans grande conviction au début, pour en faire un véritable outil. J’ai dédié mon temps de transport à la lecture. J’ai eu plus de mal avec l’écriture, alors je n’ai pas insisté. 

3 ans plus tard, cette routine a évolué, pour s’articuler ainsi : 

  • 15 min de préparation (douche, habillage, maquillage etc.) pour me réveiller.
  • Lecture de mes objectifs et de mes affirmations, ceux dont je parle souvent dans mes articles et qui m’aident à replacer mes journées dans un « tout » plus grand, à prendre de la hauteur (ici et ici). 
  • 10 minutes de méditation non-guidée ou via une application ou Youtube si je sens que je suis trop agitée.  Je vais dédier un article à la méditation prochainement, où je rentrerai un peu + dans le détail. 
  • Tirage d’un message via un jeu de cartes pour développer mon intuition. Ça peut sembler un peu perché, pourtant rien de mystique dans tout ça. Il y a 6 mois j’aurais eu cette réaction, mais depuis cet été je m’y suis mise, et si je ne crois pas forcément aux « messages » qui pourraient m’être transmis par une force plus grande que moi via les cartes, je crois au pouvoir de notre esprit, de notre inconscient et de ce qu’il peut faire d’un message tout simple pour maintenir cette forme d’introspection qui me fait avancer depuis quelques années. Pour être honnête je ne suis pas encore très à l’aise avec ça (n’ayant pas grandi dans un environnement sensible à ces sujets), alors je ne sais pas si j’en parlerai ici prochainement. Mais ma prochaine invitée du podcast 50 Nuances de sport en parlera dans l’épisode qui sortira mi-décembre, et sa vision me parle beaucoup.
  • Visualisation : Ce n’est pas systématique, mais tout de même assez régulier. Je visualise très précisément le moment où j’atteins mon objectif, pour en ressentir toutes les émotions. Concrètement en ce moment je visualise l’été 2020, lorsque je fête la fin de mon année de formation et le début de ma nouvelle vie. Je recherche cet état émotionnel qui me fait vibrer pour donner le cap à mon corps ainsi qu’à mon esprit.
  • Env. 30 à 45 minutes dédiées à mes projets perso. C’est le moment où j’écris mes articles, ou travaille sur mon podcast. Comme je considère ce temps comme un temps bonus, je ne culpabilise pas de ne pas le dédier à réviser par exemple. En ayant ces différentes activités dans une même journée, je réponds à ma crainte identifiée dès le début de la formation (risque n°4 évoqué ici) qui était de me faire happer par un quotidien focalisé sur une et une seule chose. Un peu plus de 3 mois plus tard j’en valide l’efficacité.

Ce que j’en retire ? 

Paradoxalement, en me levant entre 1h30 et 2h avant le départ pour ma journée j’ai le sentiment de moins subir mon réveil. Je ne me lève plus pour manger/prendre les transports/aller travailler, mais pour m’accorder un temps choisi. Un temps qui me permet de choisir la couleur, la tonalité de ma journée.

Je crois très fort au pouvoir de l’intention : l’intention que l’on met dans ce que l’on fait, que ce soit une sortie running, une séance de stretching, lorsque l’on appelle un proche, que l’on réalise une tâche … Et bien le matin, grâce à cette routine et notamment la partie objectifs/affirmations, je place mon intention pour cette nouvelle journée qui débute : apprendre de nouvelles choses, être concentrée, être à l’écoute, me reposer, partager … Ce n’est plus ma journée qui me drive, mais moi qui donne le cap

Cette routine est évolutive et adaptable.

Que ce soit en fonction des périodes, des obligations ou même de la fatigue.

L’année dernière, je l’ai un peu aménagée car c’était le seul moment que j’avais trouvé pour m’entraîner en prévision des tests de sélection pour entrer en école. Pourtant, l’intention reste la même : Débuter une nouvelle semaine par mon coaching avec Flo le lundi à 7h15 … Rien de mieux pour donner le cap, et replacer mes journées de travail dans un contexte plus global de reconversion à moyen terme. 

Par ailleurs, lorsque je suis vraiment fatiguée, je réduis sa durée : le temps consacré à mes projets diminue, mais je ne rogne en aucun cas ni sur les affirmations ni sur la méditation qui sont devenus le socle de ce moment clé de ma journée.

Concernant la fatigue éventuelle :

J’ai depuis longtemps l’habitude de couper véritablement mes activités pro à partir de 19h/20h max, pour avoir le temps de « redescendre », passer à autre chose. Déconnecter en somme. La fatigue me rattrape alors assez rapidement, et je la laisse m’envahir volontiers, sans lutter. Je suis donc plutôt une couche-tôt, ce qui me laisse un temps de sommeil assez conséquent pour pouvoir fonctionner comme ça.

Avec mes horaires cette année -je commence un peu plus tard que lorsque je travaillais en RH-, j’ai tenté de me lever et de me coucher un peu plus tard. Après quelques semaines comme cela, je suis revenue à mon rythme précédent, finalement trop habituée à débuter ma « vraie » journée en ayant déjà bien avancé sur pas mal de choses, notamment mes projets.

Mon profil « lève-tôt/couche-tôt » semble particulièrement favorable à cela. Et je comprends que certain.e.s ne se considérant comme « pas du matin!!!! » ne puissent l’envisager.

Pourtant, en réalisant ce test, il s’avère que comme la majorité de la population je ne suis ni du matin, ni du soir mais plutôt « en phase avec le rythme quotidien« . Je pense donc m’être adaptée à ce rythme qui implique des horaires imposés et 1h15 de transport matin et soir, et avoir fait le choix de me consacrer ce temps précis à cet instant de la journée.

Et puis, si vous vous souvenez du début de l’article …

… il suffit de 10 minutes. 10 minutes seulement pour ne plus subir sa journée.

Je ne peux que vous inviter à tester. Si vous voulez trouver le temps qui vous manque tant, alors 5min par 5min, progressivement, faites le choix d’avancer votre réveil pour avancer dans votre vie, et donnez la tonalité que vous souhaitez à votre journée …

… et débuter ainsi vos journées de bonheur et de bonne humeur ! 🙂

Une réflexion sur “Comment me lever 10 minutes plus tôt a contribué à changer ma vie”

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s