Non, novembre tu ne m’auras pas !

Comment garder son enthousiasme et sa motivation lorsqu’il fait nuit à 17H30, que les gens semblent avoir tous perdu leur amabilité, que les calendriers de l’avent ont envahi les rayons des supermarchés et que l’envie irrépressible d’hiberner seul.e, coupé.e du monde sous son plaid avec Netflix en fond jusqu’au printemps prochain pointe le bout de son nez.

Ce mois, ça n’a jamais été mon préféré. Non pas que je ne l’aime pas, mais il fait partie de ces mois un peu … transitoires je dirais. Après m’être accordée quelques jours OFF fin octobre dans la suite logique de mon précédent article, la reprise de la formation le 28 octobre et l’arrivée du mois de novembre m’a donné l’impression d’une fin de cycle, et du démarrage d’un nouveau.

Comme l’impression qu’un cycle se termine

La période août/octobre prend fin. Pour vous, c’est peut-être juste la période septembre/octobre, celle après les vacances, celle qui donne un certain élan avec « la reprise », l’excitation du nouveau départ, la forme et l’enthousiasme d’agir et d’avancer.

Le changement d’heure, signe que les jours raccourcissent, nécessite toujours une bonne semaine d’adaptation chez moi … Sans parler du changement de temps : il fait gris, frais voir froid, et il pleut. Youpi.

Je ressens également un changement d’humeur plus général : les gens semblent plus fatigués, plus « gris », plus malades, irritables aussi #vivelestransportsencommun. Comme si une flamme s’éteignait petit à petit.

En ce qui concerne ma reconversion, cette semaine nous fêtons les 3 mois de formation. Après une petite semaine de pause la reprise a été un peu rude pour l’ensemble du groupe. Les formateurs ont passé la 2nde, voir la 3ème, et avec la fatigue accumulée, l’excitation de la rentrée bien passée, et encore tellement de chemin à parcourir avant de voir le bout de cette année un souffle de découragement a gagné la tribu.

Bref, je ne sais pas vous, mais c’est comme si ce mois invitait au repli sur soi.  Une baisse de motivation, et l’envie simple de se blottir sous son plaid, de dire m**** à tout le monde. Comme une forme de résignation. Si l’on a commencé à mettre en place des choses pour changer sa vie, c’est une période où l’on a presque envie de mettre tout cela en parenthèse, et simplement hiberner … Un cycle novembre/décembre plus lent, plus apathique, les projets et résolutions prises en septembre sont derrière nous, et les prochains attendront janvier #foutupourfoutu.

Une fois que l’on a pris conscience de tout cela, deux choix s’offrent à nous : enfiler notre pyjama piloupilou, prendre son plaid par dessus et comater devant Netflix durant les 5/6 prochaines semaines, ou bien choisir de -re-prendre les choses en main pour ne pas se laisser aspirer par ce vide. 

Pour ma part, j’ai choisi la seconde option, et voici comment je m’y prends :

1/ L’acceptation

Ça peut sembler évident, ou au contraire à côté de la plaque. Mais pour moi cette étape m’est tellement nécessaire que je ne peux pas ne pas l’écrire. A mon retour de vacances (enfin long week-end), moi qui pensais me sentir de nouveau d’attaque, j’ai ressenti comme un ralentissement intérieur. D’une nature très … dynamique, j’aurais envie d’être au TOP H24, 7j/7. Mais c’est simplement impossible. Alors j’accepte.

J’accepte car c’est normal. La vie est faite de cycles, et les saisons en sont la parfaite illustration. Le manque de soleil, la baisse des températures, tout cela a une incidence sur la nature : les feuilles des arbres tombent, les animaux font leurs réserves, certains hibernent … et il est bon de se rappeler que nous faisons partie de tout cela.

Je choisis donc d’accepter ce ralentissement intérieur, et fais le choix de l’apprivoiser plutôt que de le laisser m’envahir, ou au contraire chercher à la combattre coûte que coûte en tentant de maintenir le même niveau d’énergie physique/psychique que lors du cycle précédent. Ce nouveau cycle est différent, et c’est OK.

C’est un peu comme si vous aviez une rivière à traverser dans sa largeur. Vous partez préparé, reposé, plus motivé que jamais. Vous prenez l’élan en repoussant le bord. Vous êtes alors très frais. Puis, vous arrivez au tiers de la traversée. Le corps commence à fatiguer, vous regardez derrière vous et réalisez que vous avez avancé, certes, mais pas tant que ça au regard de tout ce qu’il reste à parcourir … L’eau devient plus froide, le courant s’accélère alors que vous, vous avez perdu un peu d’énergie. Si vous faites le choix de vous battre et de forcer davantage, le risque c’est bien sûr de s‘épuiser et de ne pas finir la traversée. Au contraire, si vous vous relâchez totalement face à ce constat démotivant, vous vous laisserez emporté par le courant, sans aucun espoir d’atteindre la rive en face. L’option la plus judicieuse est alors d’accepter, de se rappeler quel est l’objectif de cette traversée, et d’adapter son effort pour s’économiser mais continuer d’avancer.

2/ Revoir ses objectifs, et se les réapproprier

Cela suppose d’avoir travaillé dessus au préalable. Pour ma part, c’est vraiment quelque chose que j’ai intégré à mon quotidien depuis plus de deux ans, couplé à des affirmations, et ça a tellement changé ma vie que je ne peux que vous conseiller de prendre cette habitude également.

Concrètement, je consacre environ 1h tous les mois à réviser mes objectifs à court, moyen et long terme,  et cela de façon très large : objectifs personnels, professionnels, sportifs … Ils représentent ma carte, mon GPS qui m’indique le cap à tenir, un peu comme le phare qui indique la destination, et qui est visible par beau mais également par mauvais temps, vous voyez ? 😉

Mes objectifs à court terme me stimulent pendant cette période, et ceux à moyen/long terme me donnent un cap pour continuer d’avancer dans leur direction, tranquillement, mais sûrement.

En les retravaillant régulièrement et en les relisant chaque matin, ils me permettent de remettre mes journées en perspective, de les replacer dans un contexte plus global, comme faisant partie intégrante de quelque chose de plus grand.

Cela me permet également de maintenir un niveau d’enthousiasme assez constant, et aussi de réussir pour le moment -ne jamais crier victoire trop vite- à garder un certain recul sur mon année de formation, sans repartir dans ce que j’ai pu connaitre par le passé : estimer qu’on met tout entre parenthèse, vivre au jour le jour avec l’impression d’être en apnée. Au contraire. Je me sens d’autant plus concentrée que je sais que chaque jour qui passe est utile à un « tout » plus global. 

Bref. J’ai pris ce temps fin octobre, durant la semaine où j’ai accepté d’être dans une phase d’entre-deux. Mais se fixer des objectifs ne suffit pas. Pour ne pas passer mes journées à les regarder depuis mon canapé, je suis passée à l’étape n°3 :

3/ La remise en mouvement

Avoir des objectifs c’est bien, fixer leurs échéances et avancer vers eux, c’est mieux. Une fois cela fait, je vois ce que je peux faire durant cette période d’hibernation pour contribuer à les atteindre. 

A court terme :

Si des choses doivent être faites à court terme, le fait d’avoir pris le temps de me poser me donne le coup de pied au popotin nécessaire pour me bouger.

Exemple ici : remettre mes cours au propre … L’échéance : fin novembre, premiers examens blancs. Si mon objectif est de réussir ces examens blancs, je sais ce que j’ai à faire donc go. Je me cale aussi ici des échéances loisirs, comme une soirée ou un weekend entre amis, un événement auquel je vais participer … pour visualiser ces petits moments de respiration et me motiver à donner le max dans les phases de travail. Je soigne autant ce type d’objectif que les autres, car je considère que passer du temps avec proches est aussi important que réussir professionnellement. Et même carrément complémentaire.

A moyen/long terme :

Pour les objectifs moyen/long terme l’enjeu est de voir ce que je peux faire dès à présent, avec mes ressources actuelles pour contribuer à les atteindre.

A titre d’exemple, l’année dernière à cette même période mon objectif était de réussir mes tests d’entrée en école de coaching pour démarrer ma formation et donc ma reconversion en août 2019. Un objectif à moyen/long terme, qui me semblait assez loin … 10 mois, ça me semblait être une éternité. Plutôt que d’attendre et d’avoir l’impression d’être passive, j’ai découpé cet objectif global en plusieurs sous-objectifs, en analysant ce que je pouvais faire dès à présent pour avancer. J’ai alors contacté une coach, Florence, pour avancer vers le sous-objectif « avoir le niveau en musculation pour réussir les tests d’entrée en école ». Cette action m’a remise en mouvement et m’a permis de maintenir un niveau de motivation et d’enthousiasme suffisant pour ne pas être aspirée par le vide.

Et pour finir, en tant que baby coach je ne peux que vous conseiller de bien manger, bien dormir et de continuer ou débuter une activité physique qui vous plait, car il n’y a rien de mieux que de sentir son corps en mouvement pour donner envie à l’esprit de suivre le mouvement ;).

En conclusion : Acceptons, ralentissons si besoin, mais avançons 👣 Joli mois de novembre à tous !