[J+7] Il est temps de faire un premier bilan.

Aujourd’hui dimanche, ça y est, c’est mon jour OFF. Un moment idéal pour faire le bilan de cette première semaine, et lister les premières alertes identifiées pour mieux les prévenir à l’avenir !

Je connais donc mon planning. J’aurai cours de 9h30 à 13h30 tous les matins du lundi au vendredi, et je travaillerai en salle le lundi de 15h à 20h, le vendredi de 16h à 21h, et un jour le weekend, soit le samedi de 9h à 14h ou bien le dimanche de 10h à 15h. 35h, répartis 6 jours sur 7. Pleins de nouvelles têtes autour de moi, entre mes collègues de promo, les formateurs, les coachs et adhérents en club … Un rythme intense dès le démarrage, avec des cours pratiques à l’école en cours collectifs (step, renforcement musculaire, stretch) et une matinée musculation/haltérophilie terminée par une séance de crossfit en équipe, histoire de bien te rappeler que ce que tu croyais être une bonne condition physique, n’en est qu’une « passable » … et une fatigue qui s’est installée très rapidement, mais qui me semble légitime le temps de s’habituer à ce nouveau rythme, et à ce nouvel environnement. Il y a à peine une semaine, je sirotais mon, ou plutôt mes derniers mojitos de l’année, en ayant un sommeil quelque peu écourté, alors rien d’étonnant vous me direz 😉 .

 Pour la partie en club de sport, je me suis rapidement sentie à ma place. En observation sur les cours que je vais moi-même donner par la suite (renforcement musculaire, stretch …) j’ai rapidement ressenti l’envie d’être opérationnelle pour passer à l’action – ce qui devrait bientôt pouvoir se faire d’ailleurs 😮 -. Une fois que le temps de donner mon premier cours sera venu, cette sérénité sera peut-être remplacée par un peu plus d’anxiété, mais les voyants me semblent plutôt au vert pour le moment, alors je me dis que c’est déjà ça de gagné. 

Ce fût donc une semaine intense, exaltante, mais également fatigante comme je le disais, qui a fait ressortir assez rapidement mes pensées limitantes, et se révéler les risques à baliser auxquels je serai donc particulièrement vigilante en ce début d’année. Mon travail aujourd’hui va être de les identifier clairement, pour mieux les contrer en me reprogrammant.

Risque n°1 : Et pas des moindres, je nomme … la fatigue, et son meilleur ami, le risque de blessure plus important.

Constat : Alors ici, pas de grande surprise. Je sais depuis longtemps que cette formation est intense, entre la pratique en formation, l’énergie que l’on va devoir transmettre dans nos cours en salle de sport, et notre pratique personnelle indispensable pour réussir les tests physiques demandés en fin d’année … Tout cela avec supplément 6 jours sur 7 et pas/peu de vacances.

Action : Il est bon de se le rappeler, de l’écrire, et de mettre en place dès maintenant l’hygiène de vie qui va bien pour tenir le plus longtemps possible sans trop puiser dans les réserves #lasiestecestlavie #larecupcestaussidanslassiette #dodotôt #etjenpasse.

Risque n°2 : La solitude.

Constat : Travailler 6 jours sur 7, faire attention à sa récupération signifient aussi moins voir mes proches, ceux qui me ressourcent. Car bien que me considérant comme indépendante, je connais mon besoin d’être entourée par ceux que j’aime, pour véritablement me ressourcer, me recharger auprès d’eux (je prévois d’ailleurs d’écrire un peu plus sur ce sujet dans un prochain article).

Action : Pour éviter de me faire avoir par mon agenda, je décide donc de me faire le cadeau, une fois par semaine, de voir au moins une personne qui m’est chère. Cela implique d’anticiper en étant proactive, pour que même mes proches les moins disponibles aient le temps de s’organiser pour venir me voir, ne pouvant plus pour ma part me déplacer aussi facilement qu’avant …

Risque n°3 : Etre constamment enfermée, et étouffer.

Constat : Pourquoi j’aime la course à pied, la randonnée, le cyclisme, et que je me plais autant à Rambouillet … c’est car j’ai besoin d’espace, de nature. En passant 6j/7 en intérieur, et en ne pouvant pas partir régulièrement en weekend m’aérer comme j’aime tant le faire, je sais que je risque d’étouffer. Je l’ai déjà un peu ressenti cette semaine, alors il faut que j’agisse pour ne pas avoir l’impression d’être un lion en cage d’ici un mois, et un ours qui hiberne cet hiver … !

Action : Me caler a minima deux créneaux par semaine pour m’aérer et pouvoir répondre à la question existentielle du « quel temps fait-il chez toi ? », soit en allant courir dans la forêt, et/ou en m’organisant des moments dédiés : balades dans la région, aller faire mes courses à pied, prendre le temps d’aller faire le marché si je peux …

Risque n°4 : Me faire happer.

Constat : J’aime que ma vie ait mille facettes, qu’elle repose sur plusieurs racines. Sa diversité, c’est ce qui me rend heureuse et me permet de répartir mon énergie de telle sorte que si l’une des racines pourrit, l’arbre, lui, tient toujours. Je connais très bien le risque que j’encoure si je n’y prête pas attention, pour l’avoir déjà expérimenté par le passé. Un risque de ne vivre « que » pour cette formation, de ne manger, boire, dormir que pour elle, et de … surchauffer. Bon, appellons un chat un chat. Je pense avoir un terreau propice au burn-out si je ne suis pas vigilante. Je suis quelqu’un de passionnée, d’engagée dans ce qu’elle entreprend, supplément « perfectionniste » – petit clin d’oeil aux rh qui passeront par-là et qui ont les poils qui s’hérissent en lisant ce mot, j’ai le droit de l’utiliser je ne candidate plus haha). Un vrai cocktail explosif, si je ne fais pas attention.

Action : Au-delà de tout ce que j’ai évoqué précédemment (personnes ressources, moments nature …), j’ai -re-mis en place mon rituel matinal*. Ce temps que je m’accorde chaque matin, au calme, pour me rappeler mes objectifs moyen/long terme, et ainsi replacer tout ce que je vis dans ma journée dans un processus plus global. Méditation, affirmations, visualisations. Des outils indispensables, qui m’aident énormément pour garder le cap, surfer sur les vagues plutôt que se les prendre en pleine tronche. 

*Je dédierai probablement un article à ce sujet, car c’est assez simple à mettre en place, et pourtant ça a clairement contribué à changer ma petite vie, alors autant en faire profiter.

Risque n°5 : Le risque de me comparer et de me dévaloriser.

Constat : C’est probablement le risque que j’avais le plus sous-estimé, et qui, à ce titre, m’a le plus déstabilisé. Car si ma petite Rosy, au fond de moi, en a beaucoup beaucoup (…) beaucoup souffert jusqu’à ses 22/23 ans, le chemin qu’elle a parcouru depuis pour être celle que je suis aujourd’hui, quelqu’un qui a confiance en ses forces, qui sait ce qu’elle veut et ne veut plus, faisant abstraction du regard des autres et ayant compris grâce à la course à pied qu’on ne se bat pas contre les autres, mais uniquement contre soi-même … ne laissait pas présager du retour en force des vieux réflexes. Même si la puissance du ressenti est nettement inférieure à ce que j’ai pu connaitre par le passé, je me suis prise la main dans le sac en train de comparer (négativement bien sûr, sinon c’est pas marrant) mon niveau physique à celui de mes camarades lorsque je me suis retrouvée dans le rouge jeudi dernier.

Action : Alors là, oui, il faut agir et vite !! Car s’il y a bien une chose que je ne veux plus dans ma vie, c’est de ça. A moins de faire de la compétition, il n’y a rien de plus toxique que de définir sa valeur en fonction de celle des autres, ou plutôt de celle que l’on donne aux autres. Que ce soit dans un sens – l’autre est meilleur que moi, plus fort, plus intelligent, plus ceci plus cela, alors je suis nulle – ou dans l’autre – L’autre est bien moins bon que moi, ça me rassure et je peux aller jusqu’à en jubiler même si je ne l’avoue pas. Dans les deux cas, ça n’apporte absolument rien de positif. Ça rend simplement sa propre valeur et son bonheur fonctions des autres, donc aléatoire. Et s’il y a bien une chose que j’ai apprise avec la course à pied c’est bien l’inverse : La seule comparaison qui compte, c’est avec soi-même. Donc Hop Hop Hop, je reprogramme tout ça en ajoutant une affirmation à ma routine matinale pour venir contrer cette pensée limitante toute pourrie, et je fais par contre ce qu’il faut pour maintenir/atteindre le niveau requis pour obtenir mon diplôme en fin d’année. 😉

Voilà, je pense avoir fait le tour des petites alertes reçues cette semaine, qui bien qu’anodines méritaient que je m’y attarde, pour que je fasse les ajustements nécessaires afin de rendre cette année la plus belle possible. Un peu de repos, et demain c’est reparti !

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