[J+2] – Passer à l’action et vivre sa meilleure vie.

C’est fou. 2 jours que cette formation a commencé, et ce que je ressens me confirme que je suis exactement où je dois être, alignée, à ma place.

Lundi, la matinée de cours était bien trop courte pour pouvoir en attester. Hier par contre, nous sommes rentrés dans le concret avec une matinée de pratique sportive. Et en pleine séance, j’ai eu un flash

Moi, qui il y a à peine 4 ans n’était pas à l’aise dans une salle de sport, et qui débutait donc le renforcement musculaire en regardant des vidéos sur YouTube, mettant pause régulièrement car mes petits muscles ne tenaient pas le coup … j’étais là, en train de faire un tas d’exercices aux noms barbares, en sueur, à adorer ça et surtout à apprendre comment l’enseigner par la suite. Ce genre de flash qui te rappelle que la vie est juste complètement dingue, surprenante si on se laisse porter. 

L’inconfort ressenti ces derniers jours était légitime, car je suis persuadée qu’aucun changement ne peut se faire sans ce soupçon d’appréhension, cette perte de repères compréhensible. Mais comme je l’écrivais lundi matin, je savais très bien au fond de moi que tout allait bien se passer. Je savais ce que je faisais. Ce changement, je le prépare depuis tellement longtemps …

Car si le mot changement renvoie à quelque chose de brutal, de presque instantané, cela ne signifie pas qu’il ne peut/doit pas être préparé. Si certains prennent des décisions sur un coup de tête, pour ma part j’ai besoin de « baliser » le chemin. Si l’on dit de moi que je suis « dynamique », « speed », je n’en suis pas moins prudente – parfois trop à mon goût, ce qui me pousse en ce moment à débrancher le cerveau lorsqu’on me propose quelque chose que j’aurais eu tendance à refuser par le passé par peur de ne pas être prête, histoire de me soigner, mais ça, c’est encore un autre sujet 😉-. Cette reconversion, ça fait quasiment 2 ans que je la prépare. 6 mois de travail personnel pour l’identifier, suivie de quelques mois pour accepter (de reprendre une formation qui ne peut s’effectuer en parallèle de son job, se demander ce que pourraient en penser « les gens » … autant de réflexions qui me paraissent hors sol aujourd’hui, mais qui étaient de vraies préoccupations à l’époque), puis étape par étape je me suis renseignée (quelle école, quelles exigences pour l’intégrer …). Et enfin, après avoir déblayé le terrain, avoir opéré quelques changements dans ma vie, m’être rendue compte que « y avait du boulot » puisqu’il n’y avait pas moins de 2 étapes de sélection, basées entre autre sur des performances en musculation, un sport que je ne pratiquais absolument pas à l’époque … j’ai fait un rétroplanning, et je suis passée à l’action. En prenant moi-même une coach, qui m’a accompagnée durant plus de 8 mois (Flo, si tu passes par là, je ne pourrai jamais assez te remercier pour tout ce que tu m’as apporté).

Cette longue préparation et ce passage à l’action progressif m’ont permis de requestionner à de nombreuses reprises ma décision et de confirmer qu’elle était la bonne, de telle sorte qu’aujourd’hui, même dans l’inconfort je sais que je suis exactement là où je dois être.

A la lecture de ces lignes, peut-être pensez-vous vous-même à quelque chose que vous aimeriez changer dans votre vie

… que ce soit dans votre situation professionnelle mais pas forcément. Il peut s’agir également de quelque chose de plus personnel, comme une relation dans laquelle vous ne vous épanouissez plus, votre lieu d’habitation car vous ne supportez plus la ville ou la campagne … toute idée qui vous titille régulièrement, mais que vous rejetez systématiquement en vous « ramenant à la raison ». Pourtant, cette idée revient toquer à votre porte assez souvent, et, à force, vous fait ressentir une certaine frustration, comme si vous étiez coincé.

Alors j’ai un scoop pour vous : Plus vous refoulerez et étoufferez cette petite voix intérieure, plus elle reviendra vous hanter tôt ou tard. Oui, je sais, c’est pas fun, mais c’est vrai, et vous le savez. Que ce soit dans 2 jours, 2 mois, 2 ans, 20 ans, ou pire, sur votre lit de mort quand vous repenserez à toute votre vie, que le matériel et la raison n’auront plus aucune saveur et que la seule chose à laquelle vous penserez, c’est à tout ce que vous auriez pu/dû faire pour être vraiment heureux. Car oui, petit rappel ici : Nous sommes sur cette Terre en Contrat à Durée Déterminée -j’ai quelques restes de mes années en RH-. Autrement dit, chaque jour qui passe à ne pas vivre ce qu’on peut considérer comme la meilleure version de sa vie est une journée de perdue. Nous avons souvent le sentiment d’être pris dans le tourbillon de la vie, d’être aspiré par le quotidien. Mais prenons simplement dix secondes, pas plus, pour nous rappeler que nous avons un quota de jours à passer sur cette planète : en moyenne 30 000. Un peu plus, un peu moins, mais ça nous donne déjà un ordre de grandeur. En supposant que vous ayez au moins 18 ans en lisant ces lignes, vous pouvez soustraire un peu plus de 6 500, soit un quota restant de 23 500 jours. Si vous êtes plus âgé, je vous laisse faire le calcul, et vous prendre peut-être une petite claque en vous rendant compte que votre quota bah … il s’épuise rapidement. Chaque jour qui passe est donc précieux, vous en conviendrez. Et nous avons le choix de le passer en étant aux commandes de sa vie, en faisant cap sur ce qui pourrait en être sa meilleure version, ou de la vivre en apnée, en se persuadant que des jours meilleurs viendront à nous sans que nous fassions quoi que ce soit …

Une fois cette petite claque prise, comment faire pour que la prochaine fois que cette idée vient toquer à votre porte, vous ne lui claquiez pas à la figure pour la 100ème fois sous prétexte que ce n’est pas « raisonnable », pour finalement vous en mordre les doigts tôt, ou -trop- tard ?

Je vais vous partager un outil d’une simplicité extrême qui m’a beaucoup, beaucoup aidé tout au long de ce processus, mais qui, pour fonctionner, suppose que vous acceptiez d’être à l’écoute de votre corps et de vos ressentis.

Si vous souhaitez tester, alors …

Pensez à cette idée, celle qui vient vous titiller régulièrement. Comme un enfant, elle semble naïve, irrationnelle, mais l’enthousiaste qu’elle dégage vous interpelle. Alors lorsqu’elle vient toquer à votre porte pour la 1000ème fois, pour une fois, vous lui proposez d’entrer chez vous. Laissez-la s’installer sur votre canapé, et écoutez-là, aussi irraisonnable soit-elle. A ce stade, elle n’a pas besoin d’être précise. Dans l’exemple du changement de job, elle peut simplement vous suggérer de réfléchir à changer d’entreprise, ou vous inviter à réfléchir à ce que vous aimeriez vraiment faire. Si lorsque vous l’écoutez, vous ressentez qu’une petite flamme s’allume au fond de vous, même toute petite, écoutez-là encore davantage, sans chercher à la juger et à lui rétorquer tous vos arguments d’adulte responsable et raisonnable. Notez ce qu’elle vous propose, consciencieusement. Ramenez-là à la porte, tranquillement, reprenez vos notes et identifiez les deux cas de figure qui s’offrent à vous : rester dans votre situation actuelle, ou bien l’écouter et prendre une nouvelle direction.

Maintenant, fermez vos yeux. Prenez trois grandes inspirations par le ventre, et détendez-vous. Puis, imaginez-vous dans 3 mois, 6 mois … maximum 1 an, toujours dans votre situation actuelle, sans avoir opéré un quelconque changement. Prenez le temps de vous ancrer dans cette réalité. Accueillez ce que vous ressentez, et notez-le : Est-ce que vous vous sentez plutôt apaisé, le ventre souple, la poitrine ouverte, le visage détendu … ou avez-vous plutôt ressenti une forme de crispation intérieure, de celles qui vous serrent le ventre, vous donnent l’impression d’être oppressé, vous font froncer les sourcils … ? Notez-le, sans jugement. Rouvrez les yeux, inspirez, soufflez, puis fermez-les à nouveau. Reprenez trois grandes inspirations par le ventre, détendez-vous. Désormais, projetez-vous dans 3 mois, 6 mois, maximum 1 an, dans ce qui pourrait être l’après du changement identifié (un nouvel emploi, une liberté retrouvée …). Prenez le temps de vous ancrer dans cette autre réalité. Accueillez une nouvelle fois ce que vous ressentez, comment votre corps réagit, et notez-le. Vous pouvez rouvrir les yeux.

Résultat :

Si vous vous êtes sentis plus à l’aise dans le cas n°1, alors il est temps de remettre de la conscience sur votre vie pour l’apprécier à sa juste valeur, telle qu’elle est. Si c’est le cas n°2 qui vous a apporté le plus de sérénité, alors prenez le temps de le digérer, et commencez à prendre le chemin qui vous mène à cet objectif, à votre rythme, étape par étape, le tout étant d’avoir un cap. Et si votre cerveau vous rétorque quelque chose qui ressemblerait à un « plus facile à dire qu’à faire, j’aimerais bien moi, que ce soit aussi simple que ça ! ». Rappelez-vous que vous avez un quota de jours restreint, et qu’il ne tient qu’à vous d’en faire ce que vous voulez.

Cet outil, je l’ai beaucoup utilisé lorsque j’ai remis en question plusieurs de mes choix de vie, en 2017. Mais je l’utilise aussi lorsque j’ai besoin de me rappeler pourquoi je fais ce que je fais. Le dernier exemple marquant qui me vient à l’esprit, c’est lorsque j’ai commencé à être coachée en musculation pour me préparer pour les tests d’entrée en école, en novembre 2018. Ça faisait un an que je n’avais pas requestionné mon souhait de me reconvertir. Alors quand je suis passée à l’action en débutant le coaching, au bout d’un mois je me suis demandée si je n’étais pas juste passée en pilote automatique, en avançant sans réfléchir vers un cap qui n’était peut-être plus d’actualité. J’ai donc refait cet exercice en m’imaginant annoncer à Flo (ma coach) que finalement, je ne ferai pas les tests car mon projet avait changé, et inversement. Le résultat fût net. J’avais remis de la conscience sur mon choix, et j’étais donc doublement motivée.

Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais.

Oscar Wilde.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s