[J-J] Ça y est, on y est. Rencontre avec l’inconfort.

Lundi 5 août – 6h33

Ca y est, on y est. Ce jour est arrivé. Assise sur ma terrasse depuis une petite demi-heure, je réalise qu’un nouveau chapitre de ma vie va débuter. Depuis samedi, l’inconfort s’est invité. Ce sentiment de perte de repères. L’impression d’avancer en titubant, sans pouvoir revenir en arrière.

Je sais que c’est normal, je m’y suis préparée. Pourtant, je dois bien l’avouer, c’est déstabilisant. Le changement n’est pas chose facile … pas évident, d’accepter de ressentir qu’on n’est pas totalement maître, qu’on va devoir se recréer un monde, de nouveaux repères. Ce n’est pas pour rien que nombre d’entre nous préférons rester dans une situation qui ne nous convient pas, mais que nous connaissons … « On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas toujours ce qu’on gagne ! » entend-on souvent. Mais pour ma part, ce matin, je n’ai pas le sentiment de jouer, de risquer de gagner ou de perdre quoi que ce soit. En réalité, je sais que j’ai déjà gagné, en expérience, en maturité, et j’ai une entière confiance en la vie depuis que j’écoute réellement ma petite voix intérieure. Ce n’est pas pour autant que je ne ressens pas un fort inconfort. Oui, ce matin, à l’aube de cette nouvelle vie, sans rien remettre en cause, ma poitrine se serre, mon corps se crispe, et je crois bien que j’ai peur.

Alors ce matin, depuis une petite demi-heure, je me rappelle. Des raisons qui m’ont amenée à me lancer dans ce projet. Car à aucun moment je ne remets en question mon objectif, ça, non. Cela implique de faire des choix, et je les ai fait en pleine conscience. Il me faut toutefois accepter de ne plus tenir les rênes. De devoir m’adapter à un nouvel univers. Que ce soit dans ma classe, comme dans la salle de sport où je ferai mon alternance 15h par semaine pendant un an. Je me rappelle. De mes forces. De mes failles aussi, pour mieux les apprivoiser. Je relis cette lettre bienveillante que je me suis écrite lorsque j’étais sereine. Ces mots, écrits par la personne qui connait le mieux la Rosanne déstabilisée, m’apaisent et me remplissent de sérénité. Je pense aussi à tous les témoignages de mes proches, leur soutien et leur confiance sans faille en ma réussite. Et je me rappelle pourquoi je suis là, ce matin, sur ma terrasse, à l’aube d’une nouvelle vie. Et que finalement, rien ne sert de paniquer, car je le sais au plus profond de moi, tout va bien se passer. 

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